LES ÉLECTIONS DANS LES TPE

Mercredi 30 novembre 2016

L’Union départementale et les Unions Locales CFE CGC de Paris restent mobilisées pour mener campagne et sensibiliser les électeurs.

Les élections professionnelles dans les TPE se tiendront du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017.
Les résultats seront proclamés le 3 février 2017.

Initialement prévues du 28 novembre au 12 décembre 2016, le Ministère du Travail a annoncé, mi-novembre, le report des élections professionnelles suite au pourvoi en cassation de la CGT contre une décision du Tribunal d’Instance de Paris qui valide la candidature du Syndicat des Travailleurs Corses au niveau national interprofessionnel, considérant que ses statuts l’y autorisent.

Enjeu décisif pour les salariés et la CFE CGC, ces élections vont se tenir dans les entreprises de moins de 11 salariés.
Pour rappel, voter aux élections TPE permet de :
› choisir les organisations syndicales qui représenteront les salariés des TPE pour négocier les conventions et les accords collectifs ;
› désigner les salariés de TPE (en respectant la parité hommes-femmes) qui siégeront dès juillet 2017 dans les commissions paritaires régionales interprofessionnelles ;
› contribuer à la future désignation des conseillers prud’hommes qui traitent les litiges individuels entre un employeur et un salarié. Ces conseillers seront désignés par les organisations syndicales et patronales représentatives en tenant compte de l’audience obtenue lors du scrutin TPE.

Ces élections sont d’autant plus cruciales qu’elles représentent la dernière échéance électorale majeure avant la prochaine mesure de représentativité des syndicats.

Publié dans Actualité, Elections, Prud'hommes, Représentativité | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

COLLOQUE DU 3 OCTOBRE 2016 – UNE AUTRE IMAGE DE L’APPRENTISSAGE

Mercredi 2 novembre 2016

_MGL9204-ConvertImage

Le Président de l’Union Départementale de Paris CFE CGC, Bernard LACHAUX, a ouvert le colloque du 3 octobre 2016 devant une assemblée nombreuse réunie au Grand Hôtel Intercontinental.

Les conférenciers, issus d’univers professionnels différents : la Ville de Paris, le Conseil Régional Île de France, les Institutions, les CFA, le monde de la Recherche, l’entreprise elle -même, ont partagé leurs expériences, avec l’objectif d’apporter des améliorations et de meilleurs résultats sur ce thème porteur.
Ils ont souhaité contribuer à changer l’image de l’apprentissage auprès des jeunes et des acteurs de la formation, en se mobilisant en faveur de l’insertion professionnelle durable des jeunes.
Nous restituons, ici, sous forme d ‘extraits, les idées fortes de chaque intervention (par ordre de passage).

L’Union Départementale de Paris CFE CGC reste à votre disposition pour vous faire parvenir l’intégralité des interventions et des échanges.

_MGL9204-ConvertImageBertrand MARTINOT, Directeur général Adjoint en charge du Développement Économique, de l’Emploi et de la Formation à la Région Île-de-France
Au niveau de la région Île-de-France, nous essayons de débloquer un certain nombre de freins à l’embauche des apprentis en jouant sur toute la palette, que ce soit au niveau des entreprises ou de l’orientation, en essayant notamment de faire en sorte que les lycées et les collèges parlent davantage d’apprentissage, reçoivent davantage de professionnels.

Néanmoins, il ne faut toutefois pas se voiler la face, notamment sur la nécessité d’une réforme - au plan national - du système éducatif secondaire dans son ensemble. Cela devrait constituer l’un des grands enjeux des échéances électorales futures sachant que selon moi, l’apprentissage ne ressort pas de la politique de l’emploi. C’est un sujet essentiellement éducatif. On est dans la formation professionnelle initiale, il faut donc penser ensemble le bloc scolaire apprentissage qui, en France, est extrêmement déséquilibré.

L’apprentissage n’est pas une énième politique de l’emploi, un énième contrat aidé pour rattraper les jeunes en difficulté. C’est un mode particulier d’acquisition des connaissances, ce n’est pas une politique de l’emploi…

_MGL9204-ConvertImageMonsieur Philippe ZAMORA, Sous-Directeur « Suivi et Évaluation des Politiques d’Emploi et de Formation » à la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques)
…Depuis 2008-2009, on observe donc une tendance lourde à la baisse - ou la stagnation - des entrées en apprentissage. C’est une question qu’il faut peut-être sortir du problème des politiques d’aide, etc., en voyant plutôt les comportements des agents.

Cette baisse - ou stagnation - est-elle une question d’offre ou de demande ? C’est important de se poser la question, car ce ne sont pas du tout les mêmes politiques qu’il faut relancer…

…La réponse à la question « est-ce une question d’offre ou de demande ? » est donc compliquée. Ce sont les deux : plus de jeunes que de contrats disponibles - que les entreprises sont prêtes à offrir -, mais aussi une réduction du nombre de jeunes, donc de leur « employabilité ».

De plus en plus de jeunes sont peut-être perçus comme difficiles à employer par les entreprises. C’est en tout cas ce qui ressort des entretiens que l’on peut avoir avec les chefs d’entreprises, qui disent : « Les jeunes ont de plus en plus de problèmes de comportement. »

Si vous vous retrouvez avec une base de plus en plus ténue de jeunes cherchant un apprentissage, ce sont également des jeunes de plus en plus en difficulté qui cherchent un contrat d’apprentissage.

Ce volet de l’orientation est donc un problème auquel les politiques doivent répondre également…

 _MGL9204-ConvertImageMonsieur Sébastien MALIGE,Directeur adjoint du CFA STEPHENSON, accompagné de :
Alexandra MOULIN,apprentie en Bac pro commerce, DISNEYLAND PARIS et Ivan HAMADENE,apprenti en BTS Hôtellerie et restauration, SHANGRI-LA
…Un mot sur ce que n’est pas l’alternance. Ce n’est en aucun cas une voie de relégation. Or, malgré les efforts des gouvernements successifs, c’est encore ce que l’on entend. J’ai encore lu récemment sur le bulletin d’un jeune : « Tu es a-scolaire, tu vas faire de l’alternance. » L’alternance n’est pas une voie de relégation. Ce n’est plus uniquement des filières courtes. Aujourd’hui, on peut faire des filières longues et enchaîner les formations pour se diversifier, se spécialiser et s’accomplir. Ce n’est pas non plus une voie de formation uniquement pour les métiers manuels. L’alternance est aujourd’hui une voie de formation pour les métiers manuels, mais aussi pour les métiers tertiaires. Le message commence à évoluer, même si les métiers manuels sont tout à fait nobles. Néanmoins, la voie de formation en alternance reste souvent peu associée aux métiers tertiaires, aux métiers de la relation client, ce que nous faisons au CFA Stephenson….

… De plus en plus, les entreprises souhaitant former veulent des jeunes déjà expérimentés, ce qui est une entorse à l’origine de l’alternance. Sans oublier une forte sur-exigence de nos jeunes. Lorsque nous accueillons des jeunes et leur présentons des entreprises partenaires pour les placer, ils préfèrent telle ou telle enseigne ou entreprise plutôt que celle qui leur est proposée…

_MGL9204-ConvertImageMadame Véronique BELIN- WATELET,Chef d’entreprise, SAUVAGET et Cie
…J’ai essayé de réfléchir - en tant que chef entreprise - aux axes d’amélioration possibles afin d’inciter les entreprises à prendre des apprentis.

Dans un premier temps, peut-être donner les moyens aux CFA d’orienter au mieux les jeunes dans la bonne voie en fonction de leurs aspirations, et - n’ayons pas peur de dire les choses - ne pas retenir ceux qui ne montrent pas leur réelle motivation, leur envie d’apprendre un métier et de découvrir un secteur d’activité.

Deuxièmement, insister auprès des dirigeants d’entreprise et leur faire comprendre qu’il est fondamental qu’ils s’impliquent totalement dans le processus de recrutement du jeune apprenti et de son suivi pendant l’apprentissage. En effet, les apprentis ont besoin - si ce n’est plus, au moins autant que les autres salariés - de respect et d’attention. C’est un des facteurs de réussite. L’apprentissage étant le premier contact du jeune avec le monde de l’entreprise, il est très important que cette image soit bonne. Je suis persuadée que cela contribuerait à la diminution du taux de rupture que l’on constate aujourd’hui.

Comme le soulignait Bertrand MARTINOT, on constate aujourd’hui que le nombre de jeunes en alternance a doublé dans l’enseignement supérieur, mais a été divisé par deux pour les pas - ou peu - diplômés. Or, ce sont eux qui ont le plus besoin qu’on leur mette le pied à l’étrier. Peut-être faudrait-il envisager de moduler les subventions en fonction du diplôme préparé, c’est-à-dire concentrer les efforts sur les jeunes moins qualifiés…

_MGL9204-ConvertImageMonsieur Stéphane GROS,Expert-comptable, Commissaire aux comptes CLARIS CONSEIL/FINANCE CONCEPTION et Formateur auprès de l’Ordre des Experts Comptables et de la Cie des Commissaires aux Comptes
…Je commencerai par l’approche sociale d’abord, qui pour moi est importante. En tant que responsable d’une équipe, je considère que me rapprocher d’un apprenti, c’est aussi l’intégrer dans un univers de socialisation très important pour lui. C’est quelqu’un qui connaît bien sa famille, ses amis, aujourd’hui les réseaux sociaux, mais qui ne connaît pas encore grand-chose du monde de l’entreprise, si ce n’est quelques stages réalisés çà et là.

…Je souhaiterais aborder la notion de contrat d’apprentissage en droit du travail. C’est un sujet important. Nous sommes régulièrement confrontés à des problèmes liés au recrutement

Le recrutement est assez difficile. Pourquoi ? Car les entrepreneurs n’ont pas forcément le temps de participer aux différents colloques et salons liés à l’apprentissage. Ils vont donc soit passer des annonces, avec un taux de retour assez faible, soit - prioritairement - s’adresser à différents CFA pour obtenir des propositions de candidats.

…On a tendance à mettre plusieurs tuteurs, un tuteur officiel, mais plusieurs pour un seul apprenti afin d’équilibrer le mieux possible le travail d’équipe, faire en sorte que l’apprentissage se fasse de manière démultipliée, avec plusieurs approches. On s’aperçoit que c’est un outil absolument fondamental pour les entreprises, très positif…

_MGL9204-ConvertImageMadame Pauline VÉRON, Adjointe à la Maire de Paris, chargée de la démocratie locale, de la participation citoyenne, de la vie associative, de la jeunesse et de l’emploi
…Cela a beaucoup été dit, mais c’est essentiel : le premier défi est de changer l’image de l’apprentissage via un travail en direction des parents et des jeunes, mais aussi des professeurs. Les branches professionnelles, les régions, l’Éducation nationale, tout le monde doit se mettre autour de la table pour véritablement changer cette image de l’apprentissage, montrer tout le positif de cette voie pour les jeunes qui la choisissent.

Pour cela, il existe de nombreuses initiatives locales qu’il serait intéressant de développer : les forums de l’orientation comme celui que j’avais pu mettre en place dans le 9ème arrondissement, le forum des métiers insolites dans le 18ème arrondissement, des journées portes ouvertes, notamment dans les CFA.

Nous devons réfléchir à la multiplication de ces petites initiatives, qui permettent très concrètement de montrer aux jeunes la multitude de champs possibles. Elles leur donnent notamment l’opportunité de rencontrer des professionnels ou des métiers. Or, c’est souvent un métier - plus qu’une formation - qui parle aux jeunes. C’est donc quelque chose de très positif.

Je remercie les jeunes qui sont venus témoigner. Vous êtes les meilleurs ambassadeurs de l’apprentissage. Il faudrait multiplier ces initiatives, afin que les jeunes - en vous écoutant - comprennent ce qu’est l’apprentissage.

Par ailleurs, notre organisation fait qu’il y a d’un côté les lycées d’enseignement général, et de l’autre les lycées professionnels. En fin de troisième ou un peu plus tard, le fait que l’on se sépare - certains en lycée professionnel, d’autres en lycée d’enseignement général - crée un fossé entre les jeunes. Je sais que c’est compliqué, car certaines classes sont particulières et nécessitent notamment du matériel.

Je pense néanmoins que pour la construction de notre société, le fait que les jeunes puissent rester ensemble dans les mêmes lycées - certains en bac pro, d’autres en bac techno, d’autres en bac général - permettrait de revaloriser la filière pro. Car c’est vécu ainsi par les jeunes : aller en pro, cela fait filière différente. Ce n’est pas très facile, mais ce serait intéressant de réfléchir à laisser ces jeunes ensemble. Cela pourrait même donner envie - à ceux qui ne sont pas en bac pro - d’y aller…

_MGL9204-ConvertImageMadame Véronique DELARUE,Cheffe du service Insertion des jeunes, alternance et certification auprès de la DIRECCTE
…J’insisterai sur deux chantiers.

Nous travaillons avec la Région pour réformer les modalités de financement des missions locales et les encourager à faire accéder de plus en plus de jeunes à l’apprentissage. En effet, les missions locales accueillent des jeunes - de premiers niveaux de qualification - ayant souvent envie d’y accéder, mais ayant du mal à trouver un employeur.

Dans le cadre des dispositifs que nous avons pu mobiliser - la Région mobilise énormément de dispositifs de passerelle, de sécurisation, notamment le dispositif d’accès à l’apprentissage -, l’État a souhaité développer en complémentarité un dispositif particulier : Réussite Apprentissage.

Ce dispositif consiste à accompagner les jeunes avant la signature, mais aussi pendant les premiers mois du contrat, afin d’éviter les taux de rupture. Cela permet de financer un accompagnement pour 2 000 jeunes, principalement en mission locale : 50 font partie du programme, avec 2 associations. L’une des spécificités de ce programme était de cibler les jeunes résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Avec donc la volonté d’aller chercher les jeunes les plus en difficulté et de les aider : non seulement à trouver un contrat d’apprentissage, mais aussi à aller jusqu’au bout de ce contrat. C’était donc un objectif assez fort pour l’État, en complémentarité des dispositifs de la Région.

Dernier point, nous travaillons beaucoup, notamment dans le cadre de la feuille de route État-Région, à développer les titres professionnels, en particulier ceux du ministère de l’Emploi. Ce sont des certifications qui - en complémentarité des diplômes de l’Éducation nationale - permettent d’accéder à une certification, la spécificité de cette certification étant d’être vraiment construite sur les gestes professionnels, avec donc un enseignement général beaucoup plus faible…

_MGL9204-ConvertImageMonsieur Eric LEYMARIE,Secrétaire Général BTP CFA Île-de-France
…Le dispositif d’initiation aux métiers de l’alternance, que l’on a connu sous forme de préapprentissage, a sauvé énormément de jeunes. Énormément.

Il faut peut-être s’interroger sur cette période dite exploratoire. Ce que l’on doit gérer, c’est la rupture. Le gamin arrive du collège. C’est une vraie rupture pour lui, une rupture professionnelle, mais surtout personnelle. Il a un autre rythme de vie, il ne voit plus ses copains de collège. Mme la Maire-adjointe évoquait cette dichotomie entre lycée général et lycée professionnel. Je souscris pleinement à cela. Le fait de séparer aussi profondément les choses doit nous interroger.

… Lorsque vous êtes à la tête d’une structure comme la nôtre, avec beaucoup d’apprentis qui ne sont plus là, vous devez vous poser des questions sur votre positionnement et sur la manière de faire fonctionner ces outils merveilleux que sont les CFA, dotés de matériel et d’équipements extrêmement pointus.

Comment faire vivre ces structures au bénéfice des jeunes et des entreprises ? En inscrivant pleinement nos actions dans le cadre des projets territoriaux, mais aussi des grands projets nationaux : Grand Paris, Jeux olympiques, politique du logement, etc. Nous devons être beaucoup plus partie prenante et pas simplement perçus comme une école bis, une école professionnelle lambda. C’est une révolution culturelle impliquant beaucoup de chantiers, j’en ai tout à fait conscience. Mais si nous ne prenons pas ce chemin du développement territorial, de la mise en avant d’une pédagogie spécifique - donc d’une relation spécifique avec l’entreprise -, nous passerons à côté de l’essentiel.

 Je crois qu’aujourd’hui, il faut faire évoluer la loi, c’est clair. Je ne vois pas comment le contrat d’apprentissage pourrait rester en l’état, au moins sur les premiers niveaux de formation. Et il faut impérativement avoir un vrai positionnement sur ce que sont les forces et les atouts d’un centre de formation d’apprentis…

_MGL9204-ConvertImageMonsieur Bernard DELMAS,Directeur du Développement de l’apprentissage au sein de l’OPCA FAFIH (Fonds d’Assurance Formation de l’Industrie Hôtelière)
…Il faut également privilégier la formation en alternance afin de favoriser l’insertion professionnelle. L’hôtellerie-restauration a une longue tradition en matière d’apprentissage, mais il existe aussi des contrats de professionnalisation. Ils ne concurrencent pas l’apprentissage, mais le complètent. Une priorité est donc donnée à la formation en alternance sous contrat de travail.

Il faut promouvoir les CQP (certificats de qualification professionnelle) et mettre en place des blocs de compétences, dans le cadre de la réforme de 2014 entre les CQP, les diplômes de l’Éducation nationale et les titres homologués.

Autre élément fort, promouvoir l’accueil en entreprise par la formation des tuteurs et des maîtres d’apprentissage, par le permis de former. On ne peut pas parler de formation des apprentis sans parler de formation des maîtres d’apprentissage. Pour le coup, le secteur de l’hôtellerie-restauration est le premier à avoir rendu obligatoire la formation d’un maître d’apprentissage souhaitant accueillir un nouveau professionnel par le biais de contrats d’apprentissage et de professionnalisation Les jeunes ne sont pas les mêmes qu’il y a 20 ans. Le contrat d’apprentissage a trois composantes : l’apprenti, son maître d’apprentissage, mais aussi le CFA - ses formateurs - doivent se former en permanence. Il faut non seulement impliquer les CFA dans la promotion des métiers, mais aussi les inciter à entretenir leurs connaissances, notamment revenir en entreprise pour voir quelles sont les évolutions des métiers de l’hôtellerie-restauration…Le point fort pour nous, c’est l’évolution vers le permis de former, de rendre obligatoire cette formation de trois jours. Ce n’est pas la seule, mais c’est l’une des réponses pour faire baisser ce taux de rupture et permettre à un chef d’entreprise de mieux accompagner, mieux former, mieux considérer son apprenti, et de considérer que c’est un ouvrier, mais en phase d’apprentissage.

C’est un élément fort que la profession a souhaité mettre en œuvre par elle-même, pour elle-même, avec le concours - on l’espère - des services de l’État, qui aujourd’hui peinent à enregistrer cette obligation en tant qu’obligation dans le contrat d’apprentissage…

_MGL9204-ConvertImageMonsieur Vincent SITZ,Président de la Commission Emploi Formation du SYNHORCAT (Syndicat National des Hôteliers, Restaurateurs, Cafetiers et Traiteurs)
…Tout ne change pas, mais rien n’est perdu. Au vu de tout ce qui vient d’être dit aujourd’hui, il me semblait donc intéressant de pouvoir parler du parcours mixte. Ce n’est certainement pas « la solution », je n’ai pas la prétention de le dire, mais cela peut en être une.

Qu’est-ce qu’un parcours mixte ? C’est donner à un jeune apprenant la possibilité de commencer une formation par une année scolaire, puis de se confronter au monde de l’entreprise en seconde année - en fonction du cursus - par le biais du contrat d’apprentissage Ce dispositif ne serait pas exclusif, car les jeunes pourraient continuer à choisir soit une formation unique par la voie de l’apprentissage, soit une voie scolaire sans intégrer un parcours mixte. On ne veut pas supprimer l’un ou l’autre. Le but est de permettre à celui qui est décidé à entrer dans un cursus scolaire de le faire, à celui qui veut absolument apprendre son métier de le faire par la voie de l’apprentissage, et à celui qui n’est pas prêt, qui est un peu immature, de commencer tout doucement par la voie scolaire et d’entrer l’année suivante en apprentissage.

Ce serait une véritable troisième voie : la formation parcours mixte serait complémentaire des parcours en formation scolaire et en apprentissage.

La première année en formation permettrait de transmettre les bases. Des jeunes arrivent en entreprise sans avoir les codes. Même s’ils sont là pour apprendre, ils sont confrontés à la hiérarchie, au résultat, au travail. Pour eux, ce n’est pas toujours facile. Cela leur permettrait d’avoir un suivi pédagogique adapté et ensuite, de pouvoir intégrer l’apprentissage et de réellement développer les compétences pratiques, afin d’assurer un tremplin vers leur insertion professionnelle. Cela leur permettrait d’acquérir les codes de l’entreprise avant d’y être réellement confrontés.

La conclusion du parcours mixte, c’est une ébauche, mais pour le CAP, la première année serait en formation scolaire. Même en suivant le cursus scolaire classique, les stages lui permettraient d’être confronté à l’entreprise, d’apprendre les codes au fur et à mesure plutôt que de les subir. Et la deuxième année serait en contrat apprentissage…

_MGL9204-ConvertImageMadame Claudine ROMANI, Économiste, chargée de la mission partenariats nationaux au CEREQ (Centre d’Études et de Recherches sur les Qualifications)
…Bien sûr, il n’est pas question de vouloir imaginer une transposition à la France de situations internationales. En effet, les bons ingrédients - qui font que les systèmes fonctionnent - sont une imbrication entre les structures du marché du travail, les systèmes d’éducation, les comportements et les besoins des entreprises.

On peut néanmoins retenir quelques éléments de réflexion que ces cas (Allemagne et Suisse) nous suggèrent pour le système français :

• L’idée d’une massification des effectifs, une généralisation de l’apprentissage pour devenir « la voie unique » de formation ?
• Les formes de médiation entre la sphère éducative et la sphère économique, avec pilotage décentralisé et organisation territoriale.
• Le statut des professionnels, avec une reconnaissance renforcée de leur rôle dans les procédures « amont » (implication dans la réflexion sur le contenu des enseignements) et « aval » (implication dans les jurys pour le contrôle et la validation des connaissances).
• La formation des tuteurs en entreprise.
• Les réseaux d’entreprises formatrices.
• L’organisation pédagogique, avec une adéquation entre les rythmes scolaires et les nécessités de l’alternance.

Quant aux pays anglophones, ils sont parfois peu étudiés sous l’angle de la formation professionnelle.

Ces pays n’ont pas de tradition de système institutionnalisé, de formation professionnelle et de consensus. Ils sont caractérisés par une forte régulation de la formation professionnelle par le marché.

L’apprentissage y est réduit et lorsqu’il existe, il n’implique pas nécessairement une formation dans l’entreprise.

La formation est dispensée dans des établissements scolaires d’enseignement général et professionnel, mais leur existence ne constitue pas un système national structuré. 

…L’apprentissage, ce n’est pas forcément un taux de chômage très faible des jeunes. L’apprentissage permet simplement de faciliter l’insertion professionnelle. C’est démontré et redémontré en France jusqu’à bac+2 ; après, il y a peut-être une inversion du rendement de la formation.

Toutefois, l’apprentissage ne peut pas être un rempart contre la dégradation du marché du travail. Si le marché se dégrade, il faut se rappeler que ce qui fait le dynamisme de l’apprentissage, c’est la croissance économique, la façon dont les entreprises recrutent ici ou là, toute cette richesse économique qui fait que les jeunes trouvent de quoi se placer.    

Quelques réflexions pour la France à partir de ces cas :

• Les cas anglo-saxons et japonais sont autant de contre-exemples à l’apprentissage comme panacée au chômage des jeunes.
• Au-delà des systèmes éducatifs, la croissance économique et la conjoncture, les stratégies de recrutement des entreprises ou le fonctionnement du marché du travail sont des facteurs décisifs pour l’emploi, notamment des jeunes. Certes, à la sortie de formation, l’apprentissage donne un avantage pour l’insertion - vrai jusqu’à bac+2 -, mais il n’est pas un rempart contre la dégradation du marché de l’emploi.

 

Un autre débat a récemment été lancé par la Ministre de l’Éducation Nationale. Je précise qu’en Allemagne et dans la plupart des pays à prédominance du système dual, la scolarité obligatoire est à 18 ans. C’est un débat qui a du sens, car au regard de la problématique du décrochage scolaire, les jeunes les plus susceptibles de décrocher ont 17 ans. C’est là où le gros des troupes décroche, car on n’a plus la pression pour les forcer à poursuivre le lycée. On a une sorte de no man’s land. Les systèmes nordiques, qui ont tiré la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, couvrent cet âge dit « à fort risque ».

Que fait-on avec les multiples voies d’accès à la qualification en France ? Quelle lisibilité pour les familles ? Veut-on mettre le paquet sur une voie ? Considère-t-on que chaque voie mène à quelque chose ? Comment les employeurs valorisent-ils les différentes voies ?

Cela étant, on voit que les systèmes très fortement décentralisés apportent des bénéfices dans la gouvernance d’ensemble. Et lorsque l’entreprise change d’optique - en devenant un vrai acteur de la formation initiale et en étant prête à en assumer les coûts -, là aussi, cela fonctionne…

 

Publié dans Actualité, Colloque, Evénementiel | Laisser un commentaire

Conférence de presse de rentrée sociale de François Hommeril, pdt de la CFE-CGC

Jeudi 6 octobre 2016

Publié dans Actualité | Laisser un commentaire

Colloque du 3 octobre 2016 – J – 6

Mercredi 28 septembre 2016

intercontinental-paris-le-grand-22

 Cette année encore, l’Union Départementale a le plaisir de vous accueillir pour son colloque de rentrée,

Le 3 octobre 2016
Au Grand Hôtel Intercontinental
2 rue scribe 75009 Paris – Accueil à 13h30 

Le thème choisi : l’Apprentissage chez les jeunes
                   
   et
                         la Formation Professionnelle

Différents conférenciers vont apporter leur expertise et leurs témoignages sur ce thème phare.

Bertrand MARTINOT, Directeur général Adjoint en charge du Développement Économique, de l’Emploi et de la Formation à la Région Ile-de-France
Philippe ZAMORA, Sous-Directeur « Suivi et Évaluation des Politiques de l’Emploi et de Formation » à la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques)
Sébastien MALIGE, Directeur adjoint du CFA STEPHENSON, accompagné de:
Alexandra MOULIN, apprentie en Bac pro commerce, DISNEYLAND PARIS et Ivan HAMADENE, apprenti en BTS Hôtellerie et restauration, SHANGRI-LA
Véronique BELIN-WATELET, chef d’entreprise, Sauvaget et Cie
Stéphane GROS, Expert-comptable, Commissaire aux comptes CLARIS CONSEIL/FINANCE CONCEPTION et Formateur auprès de l’Ordre des Experts Comptables et de la Compagnie des Commissaires aux Comptes
Pauline VÉRON, Adjointe à la Maire de Paris, chargée de la démocratie locale, de la participation citoyenne, de la vie associative, de la jeunesse et de l’emploi
Véronique DELARUE, Cheffe du service Insertion des jeunes, alternance et certification auprès de la DIRECCTE
Eric LEYMARIE, Secrétaire général BTP CFA Île-de-France
Vincent SITZ, Président de la Commission Emploi Formation du SYNHORCAT (Syndicat National des Hôteliers, Restaurateurs, Cafetiers et Traiteurs)
Bernard DELMAS, Directeur du développement au sein de l’OPCA FAFIH (Fonds d’Assurance Formation de l’Industrie Hôtelière)
Claudine ROMANI, Économiste, chargée de la mission partenariats nationaux au CEREQ ( Centre d’Etudes et de Recherches sur les Qualifications)

Vous pouvez vous inscrire auprès du secrétariat
par mail ou par téléphone.
ud75@cfecgc.fr ou 01 55 30 12 66 – 01 42 66 17 42

Publié dans Actualité, Colloque, Evénementiel | Laisser un commentaire

Rapport de la Cour des comptes : l’Opéra de Paris riposte

Vendredi 23 septembre 2016

http://www.forumopera.com/breve/rapport-de-la-cour-des-comptes-lopera-de-paris-riposte

Opéra de Paris

Opéra de Paris

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Colloque du 3 octobre 2016 – L’apprentissage chez les jeunes

Jeudi 23 juin 2016

intercontinental-paris-le-grand-22

Cette année encore, l’Union Départementale a le plaisir de vous accueillir pour son colloque de rentrée,

Le 3 octobre 2016
Au Grand Hôtel Intercontinental
2 rue scribe 75009 Paris – Accueil à 13h30 – Entrée libre

Le thème choisi : L’apprentissage chez les jeunes
Différents intervenants viendront apporter leur expertise et leur témoignage (Une intervenante du Centre d’Etudes et de Recherches sur les Qualifications, CEREQ, Directeurs de CFA…) sur ce thème phare de l’orientation professionnelle des jeunes.

L’équipe de l’Union Départementale travaille à sa réalisation.
D’ores et déjà, vous pouvez vous inscrire auprès du secrétariat par mail ou par téléphone.
ud75@cfecgc.fr ou 01 55 30 12 66 – 01 42 66 17 42

Publié dans Actualité, Evénementiel | Laisser un commentaire

Le journal de l’UD 75 de juin 2016 vient de paraître

Mercredi 15 juin 2016

*Veuillez cliquer sur la photo ci-dessous pour accéder à notre journal*

 

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Qui est le nouvel homme fort de la CFE-CGC?

Jeudi 2 juin 2016

http://www.challenges.fr/challenges-soir/20160601.CHA9920/portrait-de-francois-hommeril-le-nouvel-homme-fort-de-la-cfe-cgc.html

455

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Permanences en droit du travail

Mercredi 27 avril 2016

legal-450202_960_720

 

L’union Départementale de Paris organise des permanences en droit du travail dans ses locaux et à la Bourse du travail pour les salariés parisiens.

Permanences en droit du travail à l’Union Départementale de Paris
Exclusivement sur rendez-vous en appelant le secrétariat de l’Union Départementale aux numéros suivants : 01 42 66 17 42 ou 01 55 30 12 66

Permanences en droit du travail à la Bourse Centrale du travail
Vendredi de 8h30 à 17h00 – Sur inscription en vous présentant le jour même à 8h30 à la Bourse Centrale du travail – Bureau 111 – 3 rue du château d’eau – 75010 Paris – Tél : 01 44 84 50 00

Ces permanences sont gratuites.

Publié dans Défense du salarié | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Présentation du Bureau de l’Union Départementale de Paris

Jeudi 21 avril 2016

Lors de l’Assemblée Générale du 22 mars 2016, le Conseil d’Administration de l’Union Départementale de Paris a élu son nouveau Bureau, organe exécutif.
Le Président, Monsieur Bernard LACHAUX, le Secrétaire général, Monsieur Gérard BERVAS et le Trésorier, Monsieur Alain GOMEZ ont été reconduits dans leurs fonctions.

Publié dans Non classé | Marqué avec , | Laisser un commentaire